Faut-il conserver, optimiser ou fermer son assurance-vie en 2026 ?

Vous hésitez à garder votre assurance-vie parce que vous ne savez plus si votre contrat sert vraiment vos objectifs ? Entre performances irrégulières et frais difficiles à lire, la décision peut vite devenir confuse. Dans cet article, nous remettons les choses à plat avec une méthode simple : ce que change pour cette année, les raisons objectives de conserver, les cas où optimiser, et les options si votre contrat n’est plus compétitif. À la suite de cet article, vous saurez quoi faire selon votre horizon et votre profil, avec une checklist claire.

Les points clés à retenir :

  • Conserver une assurance-vie se décide sur la durée, pas sur un rendement annuel. L’intérêt vient du cadre fiscal et patrimonial, de la qualité de l’allocation et des frais, pas d’un support isolé.
  • L’antériorité fiscale peut justifier de garder l’enveloppe. Avant 8 ans, seuls les gains sont imposés ; après 8 ans, l’abattement annuel et les taux possibles (selon conditions) offrent plus de souplesse, avec option barème si pertinent.
  • La transmission reste un levier structurant. Avant 70 ans, abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis taxation au-delà ; après 70 ans, abattement global de 30 500 € sur les primes puis droits selon lien de parenté, avec intérêts en principe hors assiette.
  • Une baisse du contrat n’est pas anormale s’il contient des unités de compte. Le risque est de réagir à chaud ; la bonne méthode consiste à ajuster l’allocation progressivement, sécuriser selon l’horizon et lisser via des versements programmés.
  • La décision dépend de la compétitivité du contrat. Frais, supports disponibles, arbitrages, transparence et souplesse déterminent l’écart sur 10 ans ; on optimise si possible, sinon on modernise (transfert interne ou stratégie à deux contrats) et on ne clôture qu’avec un projet clair.

Vous avez une question simple, mais la réponse dépend de votre contrat, de votre horizon et de votre pays de résidence fiscale. Laissez vos coordonnées et un conseiller Richelieu International vous rappellera pour vous aider à cadrer la bonne stratégie sans rester sur des généralités. Je réserve mon créneau !

L’Assurance-vie en 2026 : une enveloppe fiscale et patrimoniale avant tout

Une assurance-vie peut très bien performer sur une année, mais le problème, c’est que ce chiffre ne suffit pas à juger si le contrat reste adapté à vos objectifs. Ce qui compte, c’est la capacité à délivrer un résultat cohérent dans la durée, avec une fiscalité maîtrisée, une allocation bien construite et des frais qui ne mangent pas la performance.

Comprendre le rôle de l’enveloppe : un outil de pilotage long terme

Vous pouvez loger plusieurs briques, faire évoluer l’allocation, organiser des rachats partiels, et structurer la transmission via la clause bénéficiaire.

Un contrat solide se reconnaît à trois éléments

  • Une gamme de supports suffisamment diversifiée pour construire une allocation moderne
  • Des frais maîtrisés, lisibles, et cohérents avec le service rendu
  • Une gestion simple, avec des arbitrages et des retraits faciles à exécuter

Quand ces conditions sont réunies, conserver le contrat est rationnel. Quand elles ne le sont pas, l’enveloppe peut rester intéressante, mais le contrat mérite un audit et une optimisation.

Le contexte de l’année 2026

Avec une inflation plus contenue et des taux plus stables, la performance dépend davantage de la structure du portefeuille que d’un effet de contexte. Deux points prennent plus de poids :

  • La répartition entre une poche prudente et une poche orientée long terme
  • La discipline de pilotage, pour éviter les décisions impulsives

Les livrets retrouvent leur place de court terme. Ils servent à dimensionner la réserve de sécurité, mais ne remplacent pas une enveloppe conçue pour piloter une allocation sur plusieurs années.

Repère utile :

  • Livret A pour la trésorerie et l’épargne de précaution
  • Assurance-vie pour l’allocation patrimoniale et l’organisation des retraits dans la durée

Les raisons objectives de conserver votre contrat actuel

Conserver un contrat se justifie quand il apporte une valeur claire et mesurable : fiscalité, transmission, souplesse de gestion, et capacité à porter une allocation cohérente. Ces points ne dépendent pas d’un effet de mode ni d’un rendement ponctuel, ils dépendent des règles de l’enveloppe et de la qualité du contrat.

Antériorité fiscale : maximiser les avantages après 8 ans

Avant 8 ans, le cadre par défaut : en cas de rachat, seule la part de gains est imposée. Par défaut, l’imposition se fait au prélèvement forfaitaire unique, avec une taxation globale de 30 %, composée de 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. L’option pour le barème progressif reste possible selon votre situation.

Points à retenir :

  • L’impôt ne porte pas sur le capital retiré, uniquement sur la part de gains
  • Un rachat partiel permet de lisser la fiscalité dans le temps

Après 8 ans, plus de souplesse à condition de l’utiliser : le cap des 8 ans ouvre un abattement annuel sur les gains retirés ; 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé. Après abattement, l’impôt sur le revenu peut être :

  • 7,5 % sous conditions, notamment selon le total des primes versées avec un seuil de 150 000 euros apprécié au niveau du contribuable, tous contrats confondus
  • 12,8 % au-delà, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux

Vous pouvez ici aussi, choisir l’option du barème progressif si elle vous est plus favorable.

Transmission et succession : le levier de l’abattement (avant et après 70 ans)

Quand la transmission devient un sujet, l’assurance-vie apporte un cadre spécifique, à condition que le contrat soit cohérent et que la clause bénéficiaire soit bien rédigée.

  • Versements avant 70 ans : chaque bénéficiaire peut profiter d’un abattement de 152 500 euros, puis une taxation spécifique s’applique au-delà. C’est un levier important mais il ne doit pas être utilisé à l’aveugle, il faut vérifier l’objectif, la cohérence des bénéficiaires et la rédaction de la clause.
  • Au-delà de 70 ans : les primes versées bénéficient d’un abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus), puis elles réintègrent la succession avec des droits calculés selon le lien de parenté (les intérêts générés restent en principe hors assiette). En pratique, on évite de fermer un contrat sans vérifier l’objectif de transmission et l’impact fiscal au cas par cas

Clause bénéficiaire, deux erreurs fréquentes

  • clause jamais mise à jour après un mariage, une naissance, un divorce, ou un remariage
  • clause trop vague ou mal structurée, qui crée des ambiguïtés au moment du règlement

La souplesse de gestion : rachats partiels et arbitrages stratégiques

L’assurance-vie est utile parce qu’elle se pilote sans casser le cadre.

  • rachats partiels plutôt qu’un rachat total quand l’objectif est de récupérer une partie du capital
  • possibilité d’organiser des retraits dans le temps, notamment pour lisser la fiscalité
  • arbitrages entre supports pour adapter l’allocation à l’horizon et au niveau de risque
  • organisation par objectifs, par exemple une poche court terme, une poche moyen terme, une poche long terme

Le bénéfice est simple, on ajuste le portefeuille à la réalité de votre situation sans repartir de zéro.

Diversification : la performance sur les unités de compte

La qualité d’une assurance-vie se lit dans les supports disponibles et dans la capacité à construire une allocation diversifiée et cohérente. Selon les contrats, on peut accéder à

  • ETF pour une diversification actions large, souvent à coûts maîtrisés
  • obligataire, fonds datés ou monétaire pour calibrer le risque et l’horizon
  • immobilier via SCI ou SCPI, avec des contraintes de liquidité et des risques propres
  • parfois du non coté, selon les conditions d’accès et la pertinence patrimoniale

Ainsi pour un portefeuille cohérent, les unités de compte constituent le cœur de l’allocation, calibré au profil de risque et à l’horizon. Le fonds en euros n’est qu’une poche prudente éventuelle, utile pour « stabiliser », pas pour porter la performance long terme.

Mon assurance-vie a baissé, faut-il s’inquiéter ou agir ?

Une baisse sur un contrat d’assurance-vie n’a rien d’exceptionnel dès qu’il contient des unités de compte. La bonne approche consiste à comprendre d’où vient la baisse, puis à décider si elle remet réellement en cause votre stratégie. Dans la majorité des cas, on ne traite pas une baisse en fermant le contrat, on la traite en ajustant l’allocation et le niveau de risque au bon rythme.

Les principaux moteurs de baisse :

  • unités de compte exposées aux marchés actions, qui peuvent corriger sur une période courte
  • fonds obligataires sensibles aux variations de taux, notamment quand les taux remontent rapidement
  • immobilier via SCPI ou SCI, qui peut subir des revalorisations plus lentes ou des ajustements de valeur
  • profil de gestion trop dynamique par rapport à votre tolérance au risque, en gestion pilotée ou en gestion libre
  • allocation jamais rééquilibrée, qui laisse un support surpondéré au mauvais moment

Bon à savoir : une baisse sur quelques mois ne dit pas que le contrat est mauvais, elle dit que l’allocation était exposée au risque, et que le marché a bougé.

Les erreurs à éviter : rachat panique et arbitrages émotionnels

Certaines décisions sont rassurantes sur le moment, mais coûteuses dans la durée parce qu’elles verrouillent une perte ou cassent une stratégie :

  • rachat total réflexe après une baisse, souvent au pire moment, avec un effet fiscal et une perte d’antériorité si vous clôturez le contrat
  • arbitrages en panique, qui consistent à vendre après la baisse pour racheter plus tard, généralement trop tard, et sans méthode
  • changer de profil de gestion au mauvais moment, en passant du dynamique au prudent après la correction
  • concentrer l’allocation sur quelques supports parce qu’ils ont bien performé l’année précédente

La méthode pour ajuster le risque : réallocation et versements programmés

Le bon levier n’est pas la fermeture, c’est l’ajustement du risque au bon niveau, en cohérence avec votre horizon et vos objectifs. Cela se fait avec méthode, pas avec des décisions brusques.

  • Réallocation progressive : si votre allocation est trop agressive par rapport à votre tolérance, l’ajustement se fait par étapes. On réduit l’exposition aux supports les plus volatils, on reconstruit une diversification plus équilibrée, puis on met en place un cadre de rééquilibrage.
  • Versements programmés : quand l’horizon est long et que la stratégie reste valable, des versements programmés permettent de lisser le point d’entrée dans le temps. C’est une solution simple pour éviter de tout investir au mauvais moment, et pour garder une discipline régulière.
  • Horizon et objectifs : la décision dépend de ce que finance le contrat. Une baisse de 8 à 12 % n’a pas le même sens si vous avez besoin du capital dans 12 mois ou dans 12 ans. Si l’objectif est court terme, on réduit le risque et on sécurise ; si l’objectif est long terme, on vérifie la cohérence et on ajuste, sans casser la trajectoire.

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Si votre contrat n’est plus aligné avec vos objectifs, il existe des alternatives et des leviers d’optimisation concrets. Laissez vos coordonnées et un conseiller vous rappelle pour construire un plan clair, adapté à votre situation. Je réserve mon créneau !

Audit de compétitivité : votre contrat est-il toujours adapté ?

Deux contrats d’assurance-vie peuvent sembler proches et produire pourtant des résultats très différents sur dix ans. La raison tient souvent à trois éléments : les frais, la qualité des supports disponibles, et la facilité de pilotage.

Cet audit rapide sert à objectiver votre décision :

CritèreOui siAlerte si
Frais d’entrée0 % ou faibles≥ 1 %
Frais sur unités de compte~0,6 % ou moins≥ 1 %
Univers d’investissementETF et supports diversifiés accessibleschoix limité, surtout fonds maison
Arbitragessimples et peu coûteuxpayants ou contraignants
Gestion et pilotagelogique claire, reporting lisibleopaque, chère ou incohérente
Transparencefrais faciles à comprendrefrais difficiles à reconstituer
Souplesseopérations faciles, délais correctspaperasse, délais, rigidité

Stratégies d’optimisation : Que faire de votre assurance-vie ?

Une fois l’audit fait, l’objectif est de choisir l’option la plus simple et la plus cohérente avec votre horizon. Dans beaucoup de cas, on n’a pas besoin de fermer un contrat pour l’améliorer ; on peut optimiser, moderniser, ou organiser des retraits sans casser l’enveloppe.

Optimisation interne : réduire les frais et moderniser l’allocation

Quand le contrat est globalement correct, l’optimisation se joue sur l’exécution.

  • supprimer les couches de frais inutiles, options payantes sans valeur, supports structurellement chers
  • reconstruire l’allocation autour des unités de compte selon votre profil et votre horizon, en diversifiant et en évitant les concentrations
  • piloter avec des règles simples, rééquilibrage périodique, versements programmés, limites de risque adaptées à vos objectifs

Le but est de rendre le contrat cohérent et pilotable, pas de multiplier les mouvements.

Alternatives à la clôture : rachat partiel, avance et nantissement

Si vous cherchez de la liquidité ou de la flexibilité, il existe souvent une solution intermédiaire qui évite une clôture.

OptionÀ quoi ça sert ?Point d’attention
Rachat partielrécupérer une partie du capital sans fermer le contratfiscalité sur la part de gains incluse dans le retrait
Avanceobtenir une trésorerie temporaire sans vendre les supportscoût de l’avance et modalités de remboursement
Nantissementutiliser le contrat comme garantie pour un créditdépend de la banque, du contrat et du montage retenu

La stratégie à deux contrats : conserver l’ancienneté et ouvrir un contrat moderne

Si le contrat n’est pas compétitif mais que son antériorité est utile, il existe parfois une voie intermédiaire. Un transfert interne vers un autre contrat du même assureur, lorsque les offres et les conditions le permettent, peut améliorer les frais et l’univers d’investissement tout en conservant l’historique fiscal.

Checklist de faisabilité

  • identifier l’assureur porteur du contrat, pas seulement le distributeur
  • comparer concrètement frais, supports, contraintes et souplesse entre l’ancien et le nouveau contrat proposé
  • vérifier ce qui est conservé, notamment l’antériorité et les conditions de fonctionnement

Si le transfert interne n’est pas possible ou reste insuffisant, une stratégie simple fonctionne bien. Conserver l’ancien contrat pour préserver son historique et ouvrir un nouveau contrat plus compétitif pour les futurs versements : vous améliorez l’exécution sans perdre les avantages déjà acquis.

Quand clôturer devient la seule option rationnelle

La clôture devient pertinente quand il y a un objectif clair derrière et quand le contrat cumule des limites qui ne se corrigent pas.

  • structure de frais durablement pénalisante, impossible à contourner
  • univers d’investissement trop pauvre pour construire une allocation cohérente
  • contrat rigide, opérations difficiles, arbitrages coûteux, délais longs
  • stratégie patrimoniale qui a changé et rend le contrat inadapté

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Les questions les plus posées

Est-ce que garder une assurance-vie “vide” a un intérêt ?

Parfois, oui. Garder un contrat ancien avec un encours minimal peut préserver l’antériorité et éviter de repartir de zéro si vous souhaitez le réalimenter plus tard. Mais il faut vérifier les frais fixes, les conditions du contrat et sa compétitivité.

Peut-on avoir plusieurs assurances-vie et est-ce utile ?

Oui, et c’est très pertinent. Multiplier les contrats peut permettre de séparer les objectifs (projet, retraite, transmission), d’accéder à de meilleurs supports, ou de répartir le risque opérationnel. L’intérêt dépend surtout des frais et de la qualité des contrats.

Dois-je arbitrer quand les marchés baissent ou attendre ?

Arbitrer sans règle est risqué. Si votre allocation est cohérente avec votre horizon, on évite les décisions de court terme. Si votre risque est trop élevé, on ajuste progressivement selon une trajectoire définie, pas au gré des émotions.

Peut-on modifier la clause bénéficiaire à tout moment ?

Oui, tant que vous êtes vivant et juridiquement capable. La modification est simple sur le papier mais doit être précise pour éviter les ambiguïtés. L’essentiel est de vérifier la cohérence avec votre situation familiale et patrimoniale.

Quand vaut-il mieux faire un rachat partiel plutôt qu’un retrait important ?

Quand vous voulez lisser la fiscalité et préserver la flexibilité du contrat. Un rachat partiel permet de retirer une somme ciblée tout en maintenant l’enveloppe active. C’est aussi utile pour étaler des besoins de trésorerie sur plusieurs années.

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