Vivre en Australie déplace le centre de gravité de votre fiscalité sans couper le lien avec l’administration française. La convention de 2006 réserve les pensions au seul État de résidence. Votre retraite française devient donc imposable en Australie, et non en France. La France garde en revanche vos loyers, une part de vos dividendes, l’IFI sur votre immobilier français et l’assiette de votre transmission. Et l’absence de droits de succession australiens ne met pas votre patrimoine à l’abri de l’impôt au décès.
Sommaire
Les points clés à retenir :
- Retraite et pensions privées : Vos pensions françaises de base et complémentaires basculent intégralement sous l’imposition australienne, tandis que les pensions publiques restent imposées en France.
- Immobilier français et prélèvements sociaux : Vos revenus locatifs et plus-values immobilières restent taxés en France (taux minimum de 20 %/30 % et PS de 17,2 % à 18,6 %), ouvrant droit à un crédit d’impôt en Australie.
- Plus-values sur valeurs mobilières : L’imposition des cessions de titres revient à l’Australie après réévaluation à la valeur de marché au jour d’arrivée, hors actifs à prépondérance immobilière.
- Succession et double friction fiscale : L’absence de droits de succession en Australie n’empêche pas l’application des droits de mutation français ni la taxation australienne des plus-values latentes au décès.
- Sursis d’Exit Tax et formalités : Le transfert de domicile fiscal vers l’Australie bénéficie du sursis automatique de paiement de l’Exit Tax, sans obligation de déclarer vos comptes australiens en France.
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Résident fiscal en Australie : les quatre critères qui décident
Le droit australien retient quatre critères de résidence alternatifs. Un seul suffit pour que l’Australie vous traite comme son résident fiscal et vous impose sur vos revenus mondiaux, retraite française comprise, sauf à relever du statut de résident temporaire.
- vous résidez effectivement en Australie, au sens ordinaire du terme ;
- vous y êtes domicilié, sauf à disposer d’un lieu de séjour permanent hors d’Australie ;
- vous y avez séjourné au moins 183 jours sur l’année fiscale, sauf séjour habituel maintenu à l’étranger sans intention de vous établir ;
- vous relevez de l’un des deux régimes de retraite des fonctionnaires fédéraux australiens, ou vous êtes le conjoint ou l’enfant de moins de 16 ans d’un affilié.
Le test des 183 jours n’est ni le premier ni le principal
Six mois de présence ne font pas la résidence fiscale, et votre installation familiale et professionnelle peut vous rendre résident bien avant ce cap. Ce seuil n’est qu’un critère parmi quatre et s’apprécie sur l’année fiscale australienne, qui ne coïncide pas avec l’année civile. Un séjour habituel maintenu à l’étranger le fait céder. Un second seuil de 183 jours figure dans la convention, mais il vise les missions courtes et répond à des conditions distinctes.
Le visa temporaire ouvre un régime distinct
Le droit australien réserve un régime propre au titulaire d’un visa temporaire. Il est traité comme résident temporaire si ni lui ni son conjoint ne sont résidents au sens de la législation sociale australienne. Ses revenus de source étrangère sortent alors de l’assiette australienne et ses plus-values ne sont imposées que sur les biens australiens imposables. Le statut tombe le jour où vous passez sur un visa permanent, ou si votre conjoint devient résident permanent. Perdu une fois, il ne se retrouve plus, même sous un nouveau visa temporaire.
Ce régime ne fait pourtant pas revenir votre pension française dans l’assiette française. La convention l’attribue toujours à l’Australie, qui choisit de ne pas l’imposer tant que le statut dure. L’exonération connaît une limite nette, puisque la rémunération d’un emploi ou de services exercés pendant cette période reste imposable en Australie.
Ce que la France regarde de son côté
La France ne se prononce pas sur les critères australiens. Elle applique les siens, alternatifs eux aussi : foyer ou lieu de séjour principal, activité professionnelle, centre des intérêts économiques. Un conjoint resté à Paris peut vous rattacher au domicile fiscal français, et c’est alors la convention qui départage. Le détail figure dans les critères français de domiciliation fiscale.
Convention fiscale France-Australie : qui impose quoi ?
La convention franco-australienne date du 20 juin 2006, mais elle n’est entrée en vigueur que le 1er juin 2009. Elle ne vise que les impôts sur le revenu, et ne dit rien des successions ni des donations. Une stipulation isolée touche l’ancien impôt de solidarité sur la fortune, mais elle ne bénéficie qu’au citoyen australien sans nationalité française qui s’installe en France.
| Revenu ou actif | Imposable en France | Imposable en Australie |
|---|---|---|
| Loyers d’un immeuble situé en France | Oui | Oui, avec crédit d’impôt |
| Plus-value sur un immeuble français ou des parts à prépondérance immobilière | Oui | Oui, avec crédit d’impôt |
| Dividendes de source française | Oui, retenue plafonnée | Oui, avec crédit d’impôt |
| Intérêts de source française | Non, exonérés en principe | Oui |
| Redevances de source française | Oui, retenue plafonnée | Oui, avec crédit d’impôt |
| Plus-values sur titres hors prépondérance immobilière | Non, hors établissement stable français | Oui |
| Salaire d’un emploi exercé en Australie | Non | Oui |
| Retraite de base et complémentaire du secteur privé | Non | Oui, exclusivement |
| Pension de la fonction publique française | Oui, en principe | Non |
| Patrimoine immobilier net | IFI, hors convention | Aucun impôt sur la fortune |
| Transmission par décès ou donation | Droits de mutation, hors convention | Aucun droit de succession |
Cette grille vise le résident ordinaire, non le résident temporaire. La colonne australienne porte un correctif, le crédit d’impôt prévu par la convention. L’impôt français déjà payé s’impute sur votre impôt australien, sous réserve de la législation australienne. Les plafonds qu’elle pose empêchent ce crédit d’être automatiquement intégral.
Vos revenus de source française : loyers, dividendes et plus-values
Un immeuble situé en France y reste imposable. L’Australie l’impose à son tour dans votre revenu mondial, sous réserve du crédit d’impôt. Trois règles commandent le montant dû en France, développées dans l’imposition détaillée des revenus immobiliers français d’un expatrié.
- un taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 euros de revenu net imposable, pour les revenus 2025 ;
- 30 % au-delà de ce seuil ;
- l’option pour le taux moyen calculé sur vos revenus mondiaux, s’il vous est plus favorable.
Dividendes français : pourquoi le plafond conventionnel ne s’applique pas
La convention plafonne à 15 % la retenue que la France peut prélever sur les dividendes versés à un particulier résident d’Australie. Ce plafond reste sans effet, puisque le taux interne français applicable à une personne physique non résidente s’établit à 12,8 %.
Vos intérêts de source française échappent en principe à l’impôt français dès lors que votre foyer n’est plus en France, et le plafond conventionnel de 10 % ne trouve alors rien à limiter. Vos redevances relèvent d’un plafond de 5 %, qui s’applique lui à une retenue française bien réelle.
Prélèvements sociaux : ce qui est concerné, ce qui ne l’est pas
Non-résident, vous ne supportez de prélèvements sociaux français que sur vos revenus immobiliers de source française. Vos revenus fonciers de location nue et vos plus-values immobilières supportent 17,2 %, tandis que la location meublée non professionnelle supporte 18,6 % depuis les revenus 2025.
Aucun revenu mobilier n’entre dans cette assiette, qu’il s’agisse de vos dividendes, de vos plus-values sur titres, de votre PEA ou de votre assurance-vie. Le taux réduit de 7,5 % ne dépend pas de votre pays de résidence mais d’une affiliation à un régime obligatoire de l’Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni. Depuis l’Australie, il reste hors d’atteinte, et le détail figure dans ce que les prélèvements sociaux visent réellement chez un non-résident.
Plus-values sur titres : l’imposition part avec vous
L’imposition de vos plus-values sur titres revient en revanche à l’Australie. La convention attribue les gains sur les biens autres qu’immobiliers au seul État de résidence du cédant, sans réserver de sort particulier à l’associé important. Votre cession reste donc imposable en Australie seule, même sur une participation majoritaire dans une société française. Seuls l’immobilier, les titres à prépondérance immobilière et les actifs d’un établissement stable français font exception.
À votre arrivée, l’Australie réévalue le prix de revient de vos titres à leur valeur de marché du jour où vous devenez résident. Seule la hausse postérieure entre dans son assiette. Le résident temporaire attend d’avoir perdu ce statut pour en bénéficier.
Retraite en Australie : votre pension française est-elle imposée en France ou en Australie ?
En Australie, puisque la convention réserve pensions et rentes à l’État de résidence du bénéficiaire. Votre retraite de base et votre complémentaire basculent ensemble vers l’impôt australien, sans partage ni retenue résiduelle française. Cette sortie du barème français ne vaut pourtant pas économie, puisque votre pension entre dans le revenu imposable australien, où elle croise un barème qui monte haut et un prélèvement santé assis sur la totalité de ce revenu. La bascule peut donc vous coûter davantage qu’une imposition française.
L’exception des pensions de la fonction publique
Une pension versée au titre de fonctions publiques suit la règle de l’État payeur. Un fonctionnaire retraité installé en Australie conserve donc une pension imposable en France, quand le retraité du secteur privé bascule pour sa part intégralement vers l’Australie.
La convention prévoit une seule bascule, et elle est étroite. Votre pension publique ne devient imposable en Australie que si vous y résidez et possédez la nationalité australienne sans conserver la nationalité française. Un binational franco-australien reste donc imposé en France sur cette pension.
Superannuation : deux systèmes qui ne se répondent pas
Le système de retraite australien repose sur la superannuation, alimentée par une cotisation employeur obligatoire portée à 12 % depuis le 1er juillet 2025. Les versements dits concessionnels y sont imposés à 15 %, et un prélèvement supplémentaire frappe, depuis le 1er juillet 2026, une fraction des gains des encours supérieurs à 3 millions de dollars australiens.
Si vous rentrez en France avant de liquider vos droits, un capital versé en une fois peut relever d’un prélèvement libératoire de 7,5 %, après un abattement de 10 %. Il faut le demander expressément, et que vos cotisations aient été déductibles ou assises sur un revenu exonéré côté australien. Le sort d’une rente s’examine au cas par cas.
Impôts en Australie : le barème 2026-27 et le Medicare levy
Pour l’année fiscale 2026-27, ouverte le 1er juillet 2026, le barème progressif du résident compte cinq tranches. Elles s’appliquent à votre revenu mondial, salaire local et retraite française compris, sauf pour le résident temporaire.
- aucune imposition jusqu’à 18 200 dollars australiens ;
- 15 % de 18 200 à 45 000 dollars ;
- 30 % de 45 000 à 135 000 dollars ;
- 37 % de 135 000 à 190 000 dollars ;
- 45 % au-delà de 190 000 dollars.
La première tranche est passée de 16 à 15 % le 1er juillet 2026, et tombera à 14 % un an plus tard. Ce barème s’entend hors Medicare levy, prélèvement de 2 % du revenu imposable qui porte le haut de barème à 47 %.
Vous n’en êtes redevable que si vous avez accès à Medicare, ce qui n’est pas le cas de tous les titulaires de visas temporaires. Un supplément de 1 % à 1,5 % frappe par ailleurs les hauts revenus dépourvus d’une couverture hospitalière privée.
Impôt sur la fortune : l’IFI reste français, l’Australie ne taxe pas le patrimoine
Aucune stipulation bilatérale n’aménage l’imposition de votre patrimoine, et l’Australie ne lève aucun impôt sur la fortune nette. La question ne se pose donc que côté français, sur le seul impôt sur la fortune immobilière. Il est dû lorsque votre patrimoine immobilier non professionnel net taxable dépasse 1 300 000 euros au 1er janvier 2026.
Domicilié hors de France, vous n’êtes imposable qu’à raison de vos biens et droits immobiliers situés en France, détenus en direct ou par société interposée. La fraction immobilière française de vos unités de compte y entre aussi, quand les actifs immobiliers étrangers des mêmes contrats en restent exclus. La valorisation est détaillée dans le fonctionnement de l’impôt sur la fortune immobilière pour un non-résident.
Succession : aucun droit en Australie, mais une plus-value latente au décès
L’Australie ne lève ni droits de succession, ni droits de donation. Cette absence ne vaut pourtant pas neutralité fiscale de la transmission, pour deux raisons qui se cumulent.
La plus-value latente qui ne s’efface pas au décès
La première tient au régime australien des plus-values. L’actif d’un défunt résident d’Australie transmis à un bénéficiaire lui-même résident bénéficie d’un report d’imposition jusqu’à la revente, report qui ne joue pas si le bénéficiaire est non-résident.
D’après un cabinet australien spécialisé en fiscalité successorale, la plus-value est réputée réalisée juste avant le décès et entre dans la dernière déclaration du défunt, non chez l’héritier. Son montant correspond à la valeur de marché de l’actif au décès, diminuée du prix de revient. Le mécanisme vise les actifs qui ne sont pas des biens australiens imposables, notion plus large que le seul immobilier australien, donc l’essentiel du patrimoine mobilier et étranger.
Si vos enfants sont restés en France, et sauf statut de résident temporaire, vous êtes dans ce cas. La facture se règle sur votre portefeuille, avant même qu’ils touchent quoi que ce soit. Le sort de ces actifs se prépare en amont, par la façon dont ils sont détenus, ce que traitent les structures de détention utilisées dans les patrimoines internationaux.
Ce que la France taxe malgré tout
La seconde raison tient aux droits de mutation français. Ils sont dus sur l’ensemble des biens situés en France, mobiliers comme immobiliers, que le défunt, le donateur ou le bénéficiaire réside ou non en France. Un appartement à Lyon, un livret bancaire français ou des parts de société française restent donc dans l’assiette.
Les biens situés hors de France deviennent taxables lorsque le défunt n’était pas domicilié en France. Il faut en outre que le bénéficiaire le soit au jour du décès, après l’avoir été au moins six des dix années précédentes. La condition s’apprécie bénéficiaire par bénéficiaire : un enfant resté à Bordeaux et un autre installé à Perth ne sont pas logés à la même enseigne.
L’impôt australien sur la plus-value latente décrit plus haut se cumule avec ces droits français. La France n’impute sur ses droits de mutation que des droits de mutation étrangers, jamais un impôt sur le revenu.
Quitter la France pour l’Australie, ou l’Australie pour la France : ce qui se déclenche au départ
Exit tax : le sursis est acquis de plein droit
L’exit tax vous vise sous deux conditions cumulatives, qui portent sur votre passé fiscal et sur votre patrimoine.
- six des dix années précédant le transfert passées en domiciliation française ;
- un portefeuille de titres supérieur à 800 000 euros ou une participation d’au moins 50 % dans les bénéfices sociaux d’une société.
L’éloignement géographique ne change rien, puisque l’Australie figure nommément dans la liste officielle des États ouvrant droit au sursis de paiement automatique, pour les transferts intervenus à compter du 1er janvier 2025. Le sursis vous est acquis sans garanties ni représentant fiscal. L’assiette et le dégrèvement sont exposés dans la mécanique complète de l’exit tax et de son sursis de paiement.
Vendre son logement français : deux fenêtres, deux calendriers
Deux dispositifs peuvent exonérer la plus-value de votre logement français. Le premier, une exonération totale, vise votre ancienne résidence principale, sous trois conditions.
- céder au plus tard le 31 décembre de l’année suivant le transfert de votre domicile fiscal ;
- avoir gardé la libre disposition du bien, sans le louer ni le prêter ;
- résider dans un État remplissant la condition d’assistance requise, ce que l’Australie satisfait.
La fenêtre du premier se compte donc en mois, pas en années. Le second dispositif joue sur un tout autre calendrier. Il ouvre une fenêtre de dix ans, mais plafonne l’exonération à 150 000 euros de plus-value nette imposable, sous trois conditions.
- être ressortissant de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, condition de nationalité et non de résidence, remplie encore vingt ans après le départ ;
- avoir été domicilié en France de manière continue pendant au moins deux ans, à un moment quelconque avant la cession ;
- vendre au plus tard le 31 décembre de la dixième année suivant votre départ. Ce délai tombe si vous avez conservé la libre disposition du logement depuis au moins le 1er janvier de l’année précédant la vente.
Hors exonération, la plus-value supporte 19 % d’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, sous déduction des abattements pour durée de détention. L’exonération d’impôt sur le revenu est acquise à vingt-deux ans de détention, celle des prélèvements sociaux à trente ans.
Sortir de la résidence australienne a aussi un coût
Lorsque vous cessez d’être résident fiscal australien, vos actifs autres que des biens australiens imposables sont réputés cédés à cette date. Une plus-value latente devient imposable sans qu’aucune vente n’ait eu lieu, sauf option contraire. La convention vous permet alors d’être traité en France comme si vous aviez racheté ces biens à leur valeur de marché juste avant votre départ. Le résident temporaire échappe en pratique à cette cession réputée.
Faut-il encore déclarer quelque chose en France quand on vit en Australie ?
Une déclaration française reste due chaque année tant qu’une part de vos revenus demeure imposable en France. Vos loyers, votre plus-value immobilière ou votre pension publique le cas échéant suffisent à la rendre obligatoire. Une déclaration d’IFI s’y ajoute si votre patrimoine immobilier français dépasse le seuil.
L’obligation de déclarer les comptes, contrats d’assurance-vie et actifs numériques détenus à l’étranger vise en revanche les personnes fiscalement domiciliées en France. Résident fiscal d’Australie, vous n’avez donc pas à signaler vos comptes australiens au fisc français, sauf pour l’année de votre départ et pour les membres de votre foyer restés résidents de France.
Arrivé en PVT puis installé : à partir de quand bascule-t-on ?
Un visa vacances-travail ne décide pas plus de votre résidence fiscale qu’un autre titre de séjour. Seuls les quatre critères de résidence australiens tranchent, et votre statut peut basculer en cours d’année. Le barème applicable suit en revanche le visa.
Sous visa vacances-travail, subclass 417 ou 462, votre revenu de source australienne supporte 15 % jusqu’à 45 000 dollars australiens, puis 30 % jusqu’à 135 000, 37 % jusqu’à 190 000 et 45 % au-delà. Vous ne bénéficiez pas de la tranche à taux nul du résident, mais vous ne payez pas non plus 30 % dès le premier dollar.
Seul le passage sur un autre visa ouvre cette tranche à taux nul. Vos revenus de source étrangère restent hors de l’assiette australienne tant que votre visa demeure temporaire et que ni vous ni votre conjoint n’êtes résidents au sens de la législation sociale locale. La rémunération d’un travail exercé pendant cette période reste imposable, quelle qu’en soit la source.
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Les questions les plus posées :
Le contrat peut être conservé, mais les rachats effectués depuis l’Australie supportent le prélèvement forfaitaire non-résident français (généralement 12,8 %) et doivent être intégrés aux revenus mondiaux déclarés à l’ATO, avec imputation de l’impôt français via le mécanisme de crédit d’impôt.
Vous pouvez maintenir votre PEA ouvert avant le départ, mais l’exonération fiscale française n’est pas reconnue par l’Australie : l’ATO impose annuellement les dividendes et plus-values générés au sein du plan selon les règles australiennes ordinaires.
Le Livret A et le LDDS peuvent être conservés par un non-résident, mais le LEP doit obligatoirement être clôturé avant le départ. Les intérêts perçus, bien qu’exonérés d’impôt en France, deviennent imposables dans votre déclaration de revenus annuelle australienne.
À votre arrivée, vos crypto-actifs sont réputés acquis à leur valeur vénale sur le marché, puis leurs cessions ultérieures relèvent du régime australien du Capital Gains Tax (CGT), assorti d’une décote de 50 % en cas de détention supérieure à douze mois.