Retraite en Indonésie : Tout ce qu’il faut savoir avant de s’expatrier

Prendre sa retraite en Indonésie, à Bali ou ailleurs dans l’archipel, demande d’anticiper plusieurs démarches. Les visas seniors E33F et E33E imposent notamment un revenu minimum de 3 000 USD par mois, avec un sponsor pour le premier ou un dépôt bancaire de 50 000 USD pour le second. La couverture santé doit être organisée indépendamment du système français, tandis que la fiscalité dépend de la nature de vos pensions et de votre résidence. Avant de vous expatrier en Indonésie, il est donc essentiel de connaître ces règles et leurs conséquences sur votre patrimoine pour préparer votre installation dans les meilleures conditions.

Les points clés à retenir

  • Visa retraite : les titres E33F et E33E exigent au moins 3 000 USD de revenus mensuels. L’âge minimum applicable doit être confirmé auprès de l’immigration.
  • Conditions de séjour : l’E33F est valable un an avec sponsor, tandis que l’E33E permet de résider jusqu’à cinq ans avec un dépôt bancaire de 50 000 USD.
  • Couverture santé : sans accord de sécurité sociale avec la France, les retraités doivent prévoir une assurance privée ou une adhésion à la CFE pour leurs soins en Indonésie.
  • Fiscalité des pensions : les retraites françaises obligatoires restent imposables en France. Les pensions privées suivent des règles différentes selon leur nature.
  • Gestion du patrimoine : le départ nécessite d’anticiper les conséquences de la résidence fiscale indonésienne, notamment sur les placements financiers et l’exit tax.

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Pourquoi choisir l’Indonésie pour votre retraite ?

L’Indonésie offre aux retraités un cadre de vie tropical, de Bali aux autres îles de l’archipel, et des titres de séjour conçus pour les seniors. Pour bâtir votre budget, le salaire moyen indonésien ne vous sert pas de repère, car il mesure le revenu d’un actif local. Le seuil qui vous est opposable est le revenu mensuel qu’exige le titre de séjour senior, E33F ou E33E.

Pesez un point avant de partir si vous vivez en couple sans être mariés. Le nouveau code pénal indonésien, en vigueur depuis janvier 2026, pénalise la cohabitation hors mariage jusqu’à 6 mois et l’adultère jusqu’à 1 an. Ses dispositions visent aussi les relations sexuelles hors mariage. Les poursuites ne s’engagent que sur plainte de la famille proche (époux, parents, enfants), et un couple non marié reste donc exposé.

Si vous hésitez entre plusieurs destinations, comparez d’abord le classement des meilleurs pays pour la retraite.

Quel visa pour prendre sa retraite en Indonésie ou à Bali ?

L’immigration indonésienne (Direktorat Jenderal Imigrasi) range les titres longs des seniors dans une famille officielle, le « Visa Rumah Kedua », ou visa de seconde résidence. Les noms d’usage que vous croiserez, KITAS retraite, visa Lansia ou Silver Hair, se rattachent à cette famille.

La famille « Visa Rumah Kedua » compte plusieurs titres, dont deux seulement visent les seniors, l’E33F, titre senior d’un an, et l’E33E, titre senior de 5 ans. L’E33, titre de seconde résidence sans condition d’âge, en fait aussi partie, et les autres titres de la famille visent d’autres profils, comme le travail à distance.

Un retraité français s’installe en Indonésie avec un titre senior. L’E33F d’un an exige un sponsor, c’est-à-dire un garant local qui parraine la demande, et l’E33E de 5 ans s’en passe mais demande un dépôt d’au moins 50 000 USD en banque publique. Les deux titres exigent un revenu ou une pension d’au moins 3 000 USD par mois.

Le seuil de revenu ouvre l’accès à un titre senior sans départager les deux. Certains guides en ligne annoncent encore un seuil bien inférieur. La fiche officielle de l’E33F exige pourtant un revenu ou une pension d’au moins 3 000 USD par mois et un relevé bancaire de 3 mois d’au moins 2 000 USD. S’y ajoutent un passeport valide au moins 6 mois et un sponsor.

L’E33F dure 1 an, prolongeable en ligne, pour 7 000 000 IDR de PNBP. L’E33E exige aussi ce relevé mais se passe de sponsor. En contrepartie, vous vous engagez à déposer au moins 50 000 USD sur un compte à votre nom dans une banque publique.

La preuve de ce dépôt se fournit sous 90 jours après l’entrée, et le montant se maintient pendant tout le titre. Le premier titre E33E dure 5 ans au plus, prolongeable dans la limite de 10 ans au total, pour 13 000 000 IDR de frais officiels. Les deux titres seniors se séparent donc sur le capital et la durée, pas sur le revenu. Comparez ce dépôt à votre épargne disponible.

CritèreE33F (titre senior d’un an)E33E (titre senior de 5 ans)E33 (titre de seconde résidence)
Âge minimum55 ans55 ansAucun
Durée1 an, prolongeable en ligne5 ans au plus, 10 ans au total5 ans, 10 ans au total
SponsorObligatoireNonNon
Revenu ou pensionAu moins 3 000 USD par moisAu moins 3 000 USD par mois–
Relevé bancaire personnel sur 3 moisAu moins 2 000 USD, personnel ou au nom du sponsorAu moins 2 000 USDAu moins 2 000 USD
Dépôt ou bienAucunAu moins 50 000 USD en banque publiqueAu moins 130 000 USD en banque publique, ou appartement d’au moins 1 000 000 USD
Frais officiels (PNBP)7 000 000 IDR13 000 000 IDR13 000 000 IDR

La réglementation indonésienne de l’immigration ouvre la demande d’E33F au même âge que celle d’E33E, 55 ans ou plus. Le même texte écrit encore 60 ans dans sa disposition sur la durée du titre des seniors. Demandez donc la condition appliquée à votre sponsor ou au bureau d’immigration avant de constituer le dossier

Avec l’E33F comme avec l’E33E, vous ne pouvez ni rester au-delà du titre, ni exercer un travail non conforme, ni vendre des biens ou des services hors des besoins d’un travail autorisé. Sous l’E33E, un travail ou des études ne s’envisagent qu’après une déclaration de cumul d’activité au bureau d’immigration qui a délivré le titre, et cette déclaration ne vaut pas autorisation générale de travailler.

L’E33, sans condition d’âge ni sponsor, vise un autre profil, avec un dépôt d’au moins 130 000 USD ou un appartement d’au moins 1 000 000 USD.

Aucun des deux titres seniors ne couvre votre conjoint, qui doit obtenir son propre titre. La réglementation prévoit pour cela un visa de regroupement familial destiné à l’époux ou à l’épouse d’un titulaire de titre de séjour.

Avant tout dossier, vérifiez les deux filtres communs aux titres seniors, l’âge minimum et le revenu. Additionnez vos pensions mensuelles, retraites de base, complémentaires et pensions publiques, puis rapprochez ce total, converti en dollars, des 3 000 USD par mois exigés par l’E33F comme par l’E33E. En dessous, aucun des deux titres seniors ne vous est ouvert, quel que soit votre capital.

Faut-il vivre à Bali pour sa retraite en Indonésie ?

Non. France Diplomatie documente zone par zone deux axes de choix, l’exposition du littoral et le risque sanitaire, que complète la sécurité. Le risque sismique est élevé dans tout l’archipel, qui compte de nombreux volcans actifs. Le littoral, Bali, Lombok et Flores compris, est exposé au tsunami, et il est en majorité dépourvu de sirènes d’alerte. Repérez l’itinéraire d’évacuation de tout logement côtier.

Côté santé, la dengue connaît une forte recrudescence sur tout le territoire. Le paludisme est absent de Bali et de Jakarta, présent toute l’année en Papouasie, aux Moluques et dans le Nusa Tenggara Est, et en zone rurale à Sumatra, Java, Lombok, Célèbes et Kalimantan. Plusieurs dizaines de cas de rage sont rapportés dans le pays, surtout à Bali, d’où un avis médical à demander avant le départ.

La sécurité est globalement satisfaisante, mais la petite délinquance progresse dans les lieux touristiques de Bali, de Lombok et de Jakarta. France Diplomatie déconseille la Papouasie indonésienne sauf raison impérative. Java, avec Jakarta et Surabaya, Lombok ou Sulawesi offrent d’autres options. Comparez-les sur ces deux axes et sur leur sécurité, et il semble prudent de choisir votre quartier après un premier séjour sur place.

Comment vous soigner en Indonésie sans accord de sécurité sociale ?

La France et l’Indonésie ne sont liées par aucun accord de sécurité sociale, ni en vigueur ni signé, et le CLEISS ne recense aucun texte en attente. Aucune caisse française ne prend donc en charge vos soins sur place par le jeu d’une convention. Deux voies sûres s’offrent à vous, l’adhésion volontaire à la CFE, ouverte aux Français, ou une assurance privée.

Le régime public indonésien d’assurance maladie n’est pas une voie du même ordre, car l’accès d’un retraité étranger n’y est pas acquis. Vérifiez auprès des institutions indonésiennes dans quelle mesure il prendrait en charge vos soins, et ne renoncez pas à la CFE ou à une assurance privée sur la foi d’une affiliation locale non confirmée.

France Diplomatie juge impérative une assurance couvrant tous les frais médicaux, la chirurgie, l’hospitalisation et le rapatriement sanitaire. Sur place, préférez les hôpitaux privés, et sachez qu’aucun soin n’est engagé sans accord de votre assureur ou sans carte de crédit. En cas de problème grave, l’évacuation se fait vers Singapour ou vers la France. Mieux vaut donc souscrire avant le départ.

Entre la CFE et un contrat privé, partez de ce que chacun rembourse en Indonésie. Les garanties de la Caisse et ses conditions d’entrée se lisent sur la page consacrée à l’adhésion à la Caisse des Français de l’étranger. Vérifiez ensuite sur les deux offres la prise en charge du rapatriement sanitaire et l’accord donné aux hôpitaux privés avant les soins.

N’emportez que les médicaments nécessaires, après avoir vérifié que chacun est autorisé en Indonésie, dans leur emballage et avec leurs étiquettes d’origine, accompagnés d’une ordonnance qui les désigne en dénomination commune internationale. Les psychotropes tels que les anxiolytiques y sont considérés comme des drogues. Un traitement psychotrope voyage avec sa prescription médicale, en quantité correspondant à la posologie prescrite.

Hors résidence fiscale française, ni CSG, ni CRDS, ni Casa ne sont prélevées sur votre pension. À la place, une cotisation d’assurance maladie est due si vous restez à la charge d’un régime français. Son taux est de 3,20 % sur la retraite du régime général des salariés et de 4,20 % sur les autres retraites, complémentaires comprises. Un retraité d’un régime de travailleur indépendant cotise à 7,1 %.

Votre pension de base française vous ouvre les soins lors de vos séjours temporaires en France si elle rémunère au moins 15 ans d’assurance et si vous n’exercez aucune activité professionnelle. La cotisation est retenue parce que ce droit est ouvert, et la payer ne vous l’ouvre pas. Une hospitalisation de plus d’un mois en France demande un accord préalable. La cotisation ne paie pas vos soins en Indonésie, et la couverture sur place reste à souscrire.

Bon a savoir : le droit aux soins lors des séjours en France est personnel. Votre conjoint qui réside avec vous en Indonésie n’est pas couvert, alors que vos enfants mineurs le sont. Prévoyez pour lui une couverture qui joue aussi en France, ou vérifiez que son contrat privé l’inclut.

Que préparer dans votre patrimoine avant de partir ?

L’exit tax frappe, au transfert de votre domicile fiscal hors de France, vos plus-values latentes sur titres, vos créances de complément de prix et vos plus-values en report d’imposition. Si vous y êtes assujetti, partir pour l’Indonésie ne la rend pas exigible au départ. L’Indonésie figure en effet sur la liste des États qui ouvrent un sursis de paiement automatique, pour les transferts de domicile réalisés à compter du 1er janvier 2025.

Ce sursis ne vous dispense pas de déclarer. Le transfert se déclare l’année qui suit le départ. La déclaration de suivi est due chaque année si vous détenez des créances de complément de prix ou des plus-values en report, sinon la seule année d’un événement qui met fin au sursis ou qui entraîne un dégrèvement. Faute de dépôt, le sursis prend fin et l’impôt devient immédiatement exigible si vous ne régularisez pas dans les 30 jours suivant une mise en demeure.

Vérifiez d’abord si l’exit tax vous concerne, avant d’arrêter la date de votre départ, sur la page consacrée à la fiscalité de l’expatrié en Indonésie, qui en fixe les conditions.

Vos contrats d’assurance vie méritent le même examen, avant le départ et en même temps que celui de vos pensions. Ce qu’ils deviennent une fois que vous êtes résident indonésien, de leur fiscalité au rachat, fait l’objet d’une page dédiée à l’assurance vie d’un expatrié en Indonésie. Relisez-la contrat par contrat, avant de décider de garder ou de racheter chacun d’eux.

Quand devenez-vous résident fiscal en Indonésie ?

Un seul de trois critères suffit à faire de vous un résident fiscal indonésien. Il s’agit d’un domicile en Indonésie, d’une présence de plus de 183 jours sur une période de 12 mois, ou d’une présence dans l’année fiscale avec l’intention d’y demeurer. En cas de double résidence, la convention fiscale franco-indonésienne départage les deux États.

Cette convention, signée à Jakarta le 14 septembre 1979 et en vigueur depuis le 13 mars 1981, s’applique toujours. La convention multilatérale (CML) l’a modifiée, avec une entrée en vigueur le 1er janvier 2019 en France et le 1er août 2020 en Indonésie. La convention bilatérale couvre les impôts sur le revenu et sur la fortune, pas les cotisations sociales.

Résident indonésien, vous êtes imposé sur vos revenus indonésiens et étrangers, pension comprise. Déclarez donc en Indonésie toutes vos pensions, y compris vos retraites de base, vos complémentaires Agirc-Arrco et vos pensions publiques, que la convention réserve à la France. L’Indonésie peut les inclure dans sa base, mais elle retranche alors de son impôt la fraction proportionnelle à ces revenus imposables en France.

La DJP, l’administration fiscale indonésienne, décrit un régime d’entrée qui limite l’impôt aux seuls revenus indonésiens pendant 4 années fiscales. Ce régime exige une expertise déterminée et ne joue pas pour qui invoque une convention fiscale. Ne comptez donc pas sur lui pour exonérer votre pension, puisqu’il vise des profils d’experts et non le retraité sans expertise.

Une fois votre résidence fiscale établie, d’autres questions se posent à tout résident, retraité ou non. Le barème indonésien, la première déclaration, vos loyers ou dividendes de source française et la succession sont traités sur la page consacrée à la fiscalité de l’expatrié en Indonésie.

Votre pension française est-elle imposée en France ou en Indonésie ?

La réponse dépend de la nature de chaque pension, pas de votre lieu de vie. La notice officielle 2041-E range tous les régimes obligatoires, Agirc-Arrco compris, parmi les pensions de sécurité sociale. Celles-ci ne sont imposables qu’en France, même si vous résidez en Indonésie, en vertu de l’article 18 de la convention.

PensionÉtat qui imposeRetenue à la source française
Retraite de base et complémentaire Agirc-Arrco (sécurité sociale)France seulement (art. 18 § 2)Oui, si le débiteur est situé en France
Pension publique (État, collectivités, personnes morales de droit public)France, État payeur (art. 19 § 2)Oui, si le débiteur est situé en France
Pension privée hors régime obligatoire, versée au titre d’un emploi antérieurIndonésie seulement (art. 18 § 1)Non
Rente viagère sans lien avec un emploi antérieurIndonésie seulement (art. 22 § 1, autres revenus)Non

Les pensions publiques, versées par l’État, une collectivité ou une personne morale de droit public au titre de services rendus, ne sont imposables qu’en France, l’État payeur. L’article 19 ne prévoit aucune clause de nationalité, et son exception pour les activités industrielles ou commerciales publiques vise les rémunérations d’activité, pas les pensions. Les pensions privées hors régime obligatoire et les rentes viagères vont, elles, à l’Indonésie seule.

La nature de chacune de vos pensions mérite d’être vérifiée avant le départ. Sur une pension imposable en France, le débiteur situé en France opère la retenue à la source de l’article 182 A du CGI. La page consacrée à l’imposition des pensions versées à l’étranger en présente le mécanisme général. Pour les pensions payées en 2026, le barème annuel porte sur le montant net imposable. Ce montant correspond à la pension versée après un abattement de 10 %, dont le plafond et le minimum ne jouent qu’à la déclaration annuelle.

  • 0 % jusqu’à 17 275 euros inclus, soit 1 440 euros par mois ;
  • 12 % au-delà et jusqu’à 50 112 euros inclus, soit 4 176 euros par mois ;
  • 20 % au-delà de 50 112 euros.

Le seuil de 17 275 euros par an sans retenue se compare donc à ce montant net, pas à la pension versée. Pour un pensionné de nationalité française domicilié hors de France, la retenue de 12 % est libératoire, et la fraction jusqu’à 50 112 euros n’appelle aucun autre impôt sur le revenu. Si plusieurs caisses vous versent une pension, une retenue complémentaire est possible.

Au-delà de 50 112 euros, la fraction entre dans le barème de l’impôt sur le revenu, avec un taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 euros de revenu net imposable, puis de 30 %. Ce seuil vaut pour les revenus 2025. Si vous justifiez d’un taux moyen inférieur, calculé sur l’ensemble de vos revenus français et étrangers, ce taux s’applique. La retenue de 20 % prélevée sur cette fraction s’impute sur cet impôt.

Vos pensions imposables en France se déclarent chaque année en France, avec la retenue subie, y compris quand elle est libératoire. Anticipez enfin, sur chaque versement, la cotisation d’assurance maladie qui remplace la CSG et s’ajoute à cette retenue, si vous gardez le droit aux soins en France.

Si vous partez avant d’avoir liquidé vos droits, trois pages complètent la vérification de votre retraite française. Elles portent sur le calcul de la retraite après une expatriation, sur la façon de racheter des trimestres après l’expatriation et sur l’intérêt de cotiser à la CFE pour sa retraite.

Où trouver l’ambassade et les consulats de France en Indonésie ?

L’ambassade de France à Jakarta est compétente pour l’Indonésie et le Timor oriental, et vos démarches consulaires s’y font sur rendez-vous, pris en ligne par l’application dédiée. Trois agences consulaires, à Bali, Makassar et Surabaya, sont tenues par des consuls honoraires. Celle de Bali, à Denpasar, reçoit du lundi au vendredi de 13 h à 17 h, et celle de Makassar reçoit sur rendez-vous.

À Bali, demandez votre certificat de vie à l’agence consulaire de Denpasar, qui établit aussi les certificats de résidence et remet les passeports et cartes d’identité biométriques. La demande de passeport et l’inscription au Registre des Français établis hors de France relèvent de l’ambassade à Jakarta. Pour l’envoi du certificat à vos caisses, voyez comment percevoir sa retraite française à l’étranger.

Le consul honoraire ne délivre pas de passeport d’urgence, n’avance aucun frais d’hospitalisation et ne donne aucun conseil fiscal. Avant le départ, faites vérifier par un conseiller les trois points qui décident de votre installation :

  • la nature de chacune de vos pensions et l’État qui l’impose, ligne par ligne ;
  • le montant de vos pensions face au revenu exigé par le titre senior, et le choix entre titre annuel avec sponsor et titre de 5 ans avec dépôt ;
  • votre droit aux soins en France pendant vos séjours et la couverture à souscrire pour l’Indonésie.

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Les questions les plus posées

Un Français peut-il acheter une maison en Indonésie ?

Oui, sous certaines conditions. Les étrangers ne peuvent pas détenir directement un terrain en pleine propriété (Hak Milik), mais ils peuvent accéder à certains droits immobiliers, notamment le droit d’usage (Hak Pakai), ou acquérir certains appartements. Les conditions dépendent du bien et de sa localisation.

Faut-il prévenir ses caisses de retraite de son déménagement en Indonésie ?

Oui. Vous devez communiquer votre nouvelle adresse à vos caisses de retraite et actualiser vos informations auprès des organismes concernés. Le service français de changement d’adresse en ligne ne couvre pas automatiquement les déménagements internationaux. Chaque organisme doit donc être informé directement.

Les retraités étrangers doivent-ils payer la taxe touristique de Bali ?

Les visiteurs étrangers entrant à Bali à des fins touristiques doivent normalement acquitter une taxe de 150 000 IDR. Les titulaires d’un permis de séjour temporaire (KITAS) ou permanent (KITAP) bénéficient toutefois d’une exemption, sur présentation des justificatifs correspondants.

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