Expatrié au Costa Rica : Quelle fiscalité pour un non-résident Français ?

En l’absence de convention fiscale entre les deux pays, chaque État applique ses propres règles : le Costa Rica repose actuellement sur un principe de territorialité, tandis que la France continue d’imposer plusieurs revenus et actifs de source française. Résidence fiscale, retraite, placements, immobilier, exit tax ou succession doivent donc être examinés séparément. Voici les principales règles à connaître pour anticiper les conséquences fiscales d’une expatriation au Costa Rica.

Les points clés à retenir :

  • Aucune convention fiscale ne lie la France et le Costa Rica : chaque pays applique son droit interne, ce qui impose de bien déterminer votre résidence fiscale et la source de chaque revenu.
  • Le Costa Rica applique actuellement une fiscalité territoriale : les revenus de source étrangère échappent en principe à l’impôt local, mais le projet de loi 25.796 pourrait modifier cette règle.
  • Quitter la France ne suffit pas à devenir non-résident fiscal : un foyer, une activité professionnelle ou un centre d’intérêts économiques maintenu en France peut préserver votre domicile fiscal français.
  • La France continue d’imposer plusieurs revenus de source française : pensions, dividendes, immobilier, certains rachats d’assurance-vie ou participations substantielles restent concernés.
  • Le départ doit être anticipé fiscalement : exit tax, vente de l’ancienne résidence principale, déclarations françaises et organisation du patrimoine peuvent nécessiter des démarches avant le transfert.

Fiscalité française, résidence au Costa Rica et détention de placements internationaux doivent être pensées ensemble. Faites analyser votre situation par un conseiller spécialisé dans l’accompagnement patrimonial des expatriés. Je réserve mon créneau !

Sans convention fiscale, qui taxe quoi au Costa Rica ?

RevenuFranceCosta RicaCe qui décide
Pension françaiseretenue 0, 12 ou 20 %hors impôt en pratiquecaisse française qui la verse
Dividendes et intérêts françaisdividendes 12,8 %, intérêts exonéréshors impôtpayeur en France
Immobilier en Franceloyers au barème, taux minimum 20 ou 30 % sauf taux moyen mondial inférieur ; plus-value 19 %, surtaxe au-delà de 50 000 € ; prélèvements sociaux 17,2 %hors impôtsituation du bien
Salaire d’un employeur costaricienselon votre domicilebarème mensuel jusqu’à 25 %, 10 % si non domiciliélieu où vous travaillez
Loyers au Costa Ricaselon votre domicile15 % après abattement de 15 %situation du bien
Domicile resté en Francetout imposable, sans départagerevenus locaux taxés aussiun seul critère du 4 B

La France n’a signé avec le Costa Rica aucune convention fiscale, ni sur le revenu, ni sur la fortune, ni sur les successions. Un accord d’échange de renseignements relie les deux administrations, sans attribuer aucun droit d’imposer. Chaque État applique donc son droit interne, et les règles générales de la fiscalité de l’expatrié français jouent sans aménagement.

Le Costa Rica applique la territorialité. L’impôt ne vise que les revenus générés exclusivement sur son territoire, par un service rendu, un bien situé, un capital investi ou un droit utilisé. Cette règle vaut indépendamment de la nationalité, du domicile ou de la résidence des parties. Vos dividendes, intérêts, loyers et plus-values de source française restent ainsi hors de l’impôt costaricien, sans aucun régime d’entrée à demander.

Cette territorialité est celle de la loi en vigueur. Le projet de loi 25.796, déposé par le gouvernement le 22 septembre 2026 et non adopté, imposerait à 15 % les dividendes, intérêts, loyers, redevances et plus-values de source étrangère des résidents, personnes physiques comprises. L’impôt payé ou retenu à l’étranger se déduirait du montant brut, et non de l’impôt costaricien. Adopté, le texte s’appliquerait dès sa publication. Suivez son examen si votre installation repose sur cette territorialité.

Côté français, tout se joue sur le domicile fiscal. L’article 4 B du code général des impôts pose trois critères alternatifs, le foyer ou le lieu de séjour principal, l’activité professionnelle non accessoire et le centre des intérêts économiques. Un seul suffit. Sans convention pour arbitrer entre les deux pays, relisez un à un les critères du domicile fiscal français avant de partir.

L’agent public obéit à une autre règle. Celui de l’État, d’une collectivité territoriale ou de la fonction publique hospitalière en poste au Costa Rica reste domicilié en France, quel que soit son foyer. Il le reste tant qu’aucun impôt personnel costaricien ne frappe l’ensemble de sa rémunération. Faute de prouver cette imposition effective, il demeure imposable en France sur tous ses revenus.

Plus de 183 jours sur place, continus ou non, dans une même année civile vous rendent résident fiscal costaricien, sans effet côté français. Si un critère vous rattache encore à la France, aucune règle ne départage cette double résidence. Vous pouvez y rester imposable sur tous vos revenus, et le Costa Rica taxe aussi vos gains locaux. Aucune convention n’organise l’élimination de cette double imposition.

Le Costa Rica est-il un paradis fiscal ? Pas pour qui garde en France son foyer, son activité ou le centre de ses intérêts économiques. Son avantage, la territorialité, ne protège que celui dont le domicile fiscal a quitté la France.

Le Costa Rica n’impose que les revenus nés sur son territoire. Sans convention pour la limiter, la France garde ses prélèvements sur vos pensions, dividendes et biens français, et peut vous imposer sur tout tant qu’un critère de domicile vous y rattache.

Quelles règles françaises se durcissent quand vous partez au Costa Rica ?

L’exit tax, un sursis sur demande seulement

L’exit tax vise le contribuable domicilié en France pendant au moins six des dix années précédant son départ. Elle s’applique si les titres détenus par son foyer fiscal dépassent 800 000 euros en valeur globale, ou représentent au moins 50 % des bénéfices sociaux d’une société. Le Costa Rica est absent de la liste 2026 de la notice 2074-ETD, qui recense les États ouvrant un sursis automatique.

Le sursis n’existe donc que sur demande expresse. Déposez la 2074-ETD qui le demande au plus tard 90 jours avant le transfert, et désignez un représentant fiscal établi en France. Constituez aussi au transfert des garanties égales à 12,8 % des plus-values et créances, faute de quoi l’impôt est exigible.

Ces garanties ne couvrent que l’impôt sur le revenu. Complétez-les dans le mois suivant la réception des avis d’imposition, jusqu’à l’imposition totale, prélèvements sociaux compris. Le dégrèvement d’office, à deux ans ou à cinq ans au-delà de 2 570 000 euros de titres conservés, se lit avec l’exit tax et ses seuils.

  • Valeur des titres du foyer au-delà de laquelle l’exit tax s’applique : 800 000 €
  • Délai minimal entre le dépôt de la 2074-ETD qui demande le sursis et le transfert : 90 jours
  • Garanties exigées pour obtenir le sursis : 12,8 %

La vente de votre ancienne résidence principale

L’exonération de l’ancienne résidence principale vendue après le départ exige un État lié à la France par une clause d’assistance au recouvrement. Le Costa Rica n’en a pas, et cette exonération vous est fermée. Reste l’exonération d’un logement situé en France, plafonnée à 150 000 euros de plus-value nette imposable et à une résidence par contribuable, sous des conditions qui se cumulent.

  • Vous êtes ressortissant d’un État de l’Union européenne, ou d’un État de l’EEE lié à la France par une convention d’assistance administrative.
  • Vous avez été domicilié fiscalement en France de façon continue pendant au moins deux ans, à un moment quelconque avant la cession.
  • Vous vendez au plus tard le 31 décembre de la dixième année suivant votre départ, ou sans délai si vous avez la libre disposition du logement depuis le 1er janvier de l’année précédant la vente.
  • Vous détenez le logement directement et n’avez pas déjà bénéficié de l’exonération de l’ancienne résidence principale.

Le représentant fiscal pour vendre un immeuble français

Vendre un immeuble français depuis le Costa Rica impose en principe de désigner un représentant fiscal accrédité. Des trois dispenses automatiques, celle de l’ancienne résidence principale tombe avec son exonération, et deux restent ouvertes.

  • Un prix de cession inférieur ou égal à 150 000 euros, seuil apprécié par cédant, un couple marié, quel que soit son régime, ou pacsé imposé en commun comptant pour un seul cédant sur la totalité du prix.
  • Une plus-value exonérée par la durée de détention, quel que soit le prix, à la fois d’impôt sur le revenu, après 22 ans, et de prélèvements sociaux, après 30 ans. Avant 30 ans, la dispense ne joue pas.

Votre calendrier se fixe avant le transfert. Pour obtenir le sursis de l’exit tax, déposez la 2074-ETD au plus tard 90 jours avant ce transfert, avec les garanties. Sans demande de sursis, la 2074-ETD se dépose l’année suivante, avec votre déclaration de revenus. Choisissez aussi avant le départ la date de vente de votre ancienne résidence principale, son exonération ne vous suivant pas au Costa Rica.

Qui impose votre retraite française quand vous vivez au Costa Rica ?

Sans convention, le droit interne français frappe toute pension de source française, publique comme privée. La caisse qui la verse opère la retenue à la source de l’article 182 A, après un abattement de 10 %, au barème de 0 %, 12 % et 20 %. Les limites des tranches sont de 17 275 et 50 112 euros pour les sommes payées en 2026.

Les fractions retenues à 0 % et à 12 % sont libératoires. La retenue à 20 % s’impute sur l’impôt sur le revenu, calculé au taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 euros de revenu net imposable pour les revenus 2025, et de 30 % au-delà. Ce taux minimum cède si vous justifiez qu’un taux calculé sur vos revenus mondiaux serait inférieur. Si la retenue dépasse l’impôt dû, demandez l’excédent par réclamation contentieuse.

Au Costa Rica, votre pension française échappe à l’impôt en pratique. La règle de source territoriale ne vise que les revenus générés sur son sol, et l’impôt mensuel sur les pensions de tout régime passe par la retenue des payeurs établis dans le pays. Votre pension ne relève ainsi que de l’impôt français, dont la première tranche de retenue, à 0 %, reste libératoire.

La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus prélève 3 % sur la fraction de vos revenus de source française qui dépasse 250 000 euros sans excéder 500 000 euros. Elle passe à 4 % sur la fraction qui dépasse 500 000 euros. Pour un couple soumis à imposition commune, ces bornes sont de 500 000 et 1 000 000 euros.

Retraité sans activité professionnelle, vous supportez une cotisation maladie sur vos pensions françaises si votre retraite de base rémunère au moins 15 ans d’assurance en France. Elle remplace la CSG-CRDS, à 3,2 % sur la retraite de base, 4,2 % sur la complémentaire des salariés et 7,1 % sur celle des indépendants. La même condition ouvre la prise en charge de vos soins lors de vos seuls séjours temporaires en France.

Vos soins au Costa Rica restent à couvrir sur place, hors de cette prise en charge française. La page vivre sa retraite au Costa Rica tranche, pour le retraité, le choix du visa et celui de la couverture santé locale.

Quels revenus gagnés au Costa Rica y sont imposés ?

Ce que vous gagnez sur place entre dans l’impôt costaricien, à deux barèmes 2026 exprimés en colones. Un salaire versé par un employeur au Costa Rica, comme une pension payée par un organisme costaricien, supporte un impôt unique retenu chaque mois. Le revenu net d’une activité lucrative se taxe sur l’année.

Taux sur la seule fraction comprise dans la trancheSalaire, par moisActivité lucrative, par an
0 %jusqu’à 918 000 colonesjusqu’à 6 244 000 colones
10 %jusqu’à 1 347 000 colonesjusqu’à 8 329 000 colones
15 %jusqu’à 2 364 000 colonesjusqu’à 10 414 000 colones
20 %jusqu’à 4 727 000 colonesjusqu’à 20 872 000 colones
25 %au-delà de 4 727 000 colonesau-delà de 20 872 000 colones

Les revenus tirés d’un bien détenu au Costa Rica relèvent de l’impôt sur les revenus du capital. Les loyers supportent 15 % après une déduction forfaitaire de 15 %, sans autre charge déductible. Le bailleur qui emploie au moins un salarié peut opter pour l’impôt sur les utilités, à condition de le notifier à l’administration avant le début de l’année fiscale et de s’y tenir au moins cinq ans.

À la vente, la plus-value supporte 15 %, et celle de votre résidence habituelle est exonérée. Pour un bien acquis avant le 1er juillet 2019, date d’entrée en vigueur du chapitre des revenus du capital issu de la loi 9635 du 3 décembre 2018, vous pouvez opter à la première vente pour 2,25 % du prix. Vérifiez la date d’acquisition de chaque bien avant de choisir entre les deux calculs.

Le télétravail suit la règle de source. La loi vise les services rendus sur le territoire, quel que soit le payeur. Il en découle qu’un travail accompli depuis le Costa Rica pour un employeur ou des clients établis hors du pays y produit un revenu de source costaricienne.

La loi 10008 crée un statut de travailleur à distance pour l’étranger qui fournit, par moyens informatiques, des services rémunérés à une personne située hors du pays. Cette loi exonère totalement ses bénéficiaires de l’impôt sur les utilités, ne les tient pas pour résidents fiscaux et ne rattache pas au pays leurs revenus de l’étranger. Avant de le demander, vérifiez sa durée et le revenu exigé.

Quelles cotisations sociales payez-vous au Costa Rica ?

Salarié d’un employeur costaricien, vous cotisez à la Caisse costaricienne de sécurité sociale, la CCSS. Depuis le 1er janvier 2026, la CCSS prélève 10,83 % de votre salaire brut, soit 5,50 % pour la maladie-maternité, 4,33 % pour la pension et 1 % versé au Banco Popular. Votre employeur verse de son côté 26,83 %.

L’impôt du barème mensuel se calcule sur votre rémunération totale du mois, sans déduction de ces cotisations. Votre net en poche s’obtient en retirant du brut les 10,83 % de cotisations, puis l’impôt calculé sur ce brut entier.

Ces taux visent le seul salarié. Retraité titulaire d’un statut de résident ou indépendant, faites chiffrer votre propre cotisation avant de vous installer. La France n’a signé aucun accord de sécurité sociale avec le Costa Rica, et rien ne coordonne vos années cotisées sur place avec votre retraite française.

Salarié envoyé au Costa Rica par un employeur établi en France, vous pouvez rester affilié au régime français par un détachement hors convention, que votre employeur demande à l’Urssaf, pour trois ans renouvelables une seule fois. Vous cotisez alors des deux côtés, au régime français et au régime obligatoire costaricien. Faites-le demander avant le départ, faute de quoi vous relevez du seul régime local.

Vos revenus immobiliers français supportent 17,2 % de prélèvements sociaux sur les loyers nus et la plus-value, et 18,6 % sur la location meublée non professionnelle depuis l’imposition des revenus 2025. Le taux réduit de 7,5 % suppose d’être affilié au régime obligatoire d’un autre État de l’EEE ou de la Suisse, et de n’être à la charge d’aucun régime obligatoire français. Ni la CCSS ni le détachement n’y donnent droit.

Quelles déclarations déposer l’année de votre installation ?

Au Costa Rica, la période d’imposition est l’année civile, du 1er janvier au 31 décembre. Salarié ou retraité dont l’impôt unique est retenu chaque mois, vous ne déposez pas de déclaration. Avec une activité lucrative, vous versez trois acomptes au dernier jour ouvrable de juin, septembre et décembre de l’année imposée, puis déclarez et payez le solde dans les deux mois et quinze jours, soit le 15 mars.

Un revenu du capital local non soumis à retenue se déclare opération par opération, avec un paiement dans les quinze premiers jours du mois suivant. Retraité qui ne perçoit qu’une pension française, vous n’entrez dans aucun de ces cas de déclaration, cette pension restant en pratique hors de l’impôt costaricien.

Avant de devenir résident fiscal du Costa Rica, vous y êtes non domicilié. Le payeur costaricien retient alors, sur le montant brut, 10 % d’un salaire ou d’une pension de source locale et 25 % d’une prestation de services indépendante.

Côté France, la 2042 de l’année du départ porte vos revenus du 1er janvier au départ. Une 2042-NR s’y ajoute seulement si des revenus de source française imposables en France subsistent ensuite, et elle ne porte qu’eux. Sinon, signalez l’absence de revenu français imposable dans les renseignements complémentaires. La première année se déclare ainsi des deux côtés, et votre date d’arrivée en fixe le partage.

Que prélève encore la France sur vos placements et vos biens ?

Le patrimoine laissé en France reste soumis au droit français, sans taux conventionnel. Vos dividendes de source française subissent une retenue à la source de 12,8 %, que rien ne réduit, et le Costa Rica ne les impose pas. Si vous déposez une déclaration de non-résident pour un autre revenu français, votre pension par exemple, reportez-y ces dividendes quel que soit leur montant.

Vos intérêts français sont exonérés et n’ont pas à être déclarés. Aucun prélèvement social ne frappe vos revenus mobiliers, mais un rachat d’assurance vie supporte le prélèvement obligatoire de l’article 125-0 A. Le Costa Rica n’impose pas ce rachat, produit d’un capital placé auprès d’un assureur établi en France.

Votre PEA reste ouvert après le départ, le Costa Rica n’étant pas un État non coopératif. Son gain net, tiré d’un capital placé hors du pays, échappe à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux français comme à l’impôt costaricien. Un retrait avant cinq ans clôt le plan, sauf création ou reprise d’entreprise, licenciement, invalidité, mise à la retraite anticipée ou titres d’une société en liquidation judiciaire.

Les loyers d’un bien situé en France entrent dans l’impôt sur le revenu français, au barème avec le taux minimum de 20 ou 30 % des non-résidents. Ce minimum cède si vous justifiez qu’un taux calculé sur vos revenus mondiaux serait inférieur. Les prélèvements sociaux s’y ajoutent, et la page sur les prélèvements sociaux du non-résident tranche leur assiette, limitée à votre immobilier français.

La plus-value d’un bien situé en France supporte 19 % d’impôt, 17,2 % de prélèvements sociaux et, au-delà de 50 000 euros de plus-value imposable, une surtaxe de 2 à 6 %. L’exonération par la durée de détention, qui fonde aussi la dispense de représentant fiscal, s’acquiert après 22 ans pour l’impôt et 30 ans pour les prélèvements sociaux.

L’IFI vous concerne si votre patrimoine immobilier net taxable dépasse 1 300 000 euros au 1er janvier. Son assiette réunit vos immeubles situés en France et vos parts de sociétés, françaises ou étrangères, à hauteur de leur fraction d’immobilier français, sans restriction conventionnelle. Vérifiez cette fraction pour vos parts de SCI ou de SCPI, et la page sur l’IFI du non-résident tranche le calcul.

Qui taxe votre succession si vous vivez au Costa Rica ?

Au Costa Rica, les héritages, legs et donations ne sont pas imposés comme revenus, ni pour celui qui les reçoit ni pour le donateur. Côté France, sans convention, l’article 750 ter du code général des impôts s’applique dans ses trois cas.

  • Le défunt ou le donateur est domicilié en France, et tous ses biens sont taxables.
  • Le défunt ou le donateur vit hors de France, et ses biens situés en France restent taxables.
  • L’héritier ou le donataire est domicilié en France et l’a été au moins six années sur les dix précédant la réception, et les biens qu’il reçoit sont taxables.

Dans le premier et le troisième cas, les droits payés hors de France s’imputent pour leur seule part afférente aux biens situés hors de France, dans la limite de l’impôt français sur ces biens. L’excédent n’est jamais restitué. Votre transmission se décide donc à la situation des biens et au domicile de vos héritiers. Recensez vos biens par pays avant de partir.

Ce que vérifie le conseiller

  • Que votre foyer, votre activité et le centre de vos intérêts économiques ont quitté la France, un seul critère pouvant vous y garder domicilié.
  • Chaque pension, la caisse qui la verse et sa retenue 182 A, ainsi que le traitement costaricien d’une pension française que la loi ne tranche pas en toutes lettres.
  • Les biens que vos héritiers recevront et leur domicile sur les dix dernières années.

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Les questions les plus poséees

Quels livrets français faut-il clôturer lorsqu’on devient non-résident ?

Le LDDS, le LEP et le Livret Jeune ne peuvent pas être conservés par un non-résident fiscal français. Le Livret A peut en revanche généralement être conservé après le départ de France.

Le Costa Rica applique-t-il un impôt général sur la fortune ?

Non. Le Costa Rica ne dispose pas d’un impôt annuel général sur le patrimoine net comparable à l’IFI français. Des taxes spécifiques peuvent néanmoins frapper certains actifs, notamment les biens immobiliers.

L’assurance-vie française reste-t-elle soumise à la fiscalité successorale française après l’expatriation ?

Cela dépend notamment de l’âge lors des versements, du domicile fiscal de l’assuré au décès et de celui du bénéficiaire. Les articles 990 I et 757 B du CGI peuvent donc continuer à produire des effets malgré l’expatriation au Costa Rica.

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