Vous partez vivre en Nouvelle-Zélande, et votre patrimoine reste en France. Le pays ne connaît ni impôt général sur la fortune nette ni droits de succession ou de donation, mais il impose chaque année un rendement calculé sur votre portefeuille français, à une date que vous connaissez dès votre arrivée. Côté français, ni votre immeuble, ni votre retraite de base, ni votre succession ne sortent du champ.
Sommaire
Les points clés à retenir :
- Détermination de la résidence fiscale : Vous devenez résident fiscal néo-zélandais dès 183 jours de présence sur 12 mois glissants ou par l’établissement d’un lieu de vie permanent, avec effet rétroactif au premier jour.
- Exonération temporaire de 4 ans : Les nouveaux arrivants bénéficient d’une dispense fiscale locale sur la plupart de leurs revenus passifs étrangers, à condition de renoncer aux crédits d’impôt pour enfants à charge.
- Imposition des revenus immobiliers en France : Les loyers et plus-values d’immeubles français restent taxables en France au taux minimum de non-résident (20 % / 30 %) et supportent les prélèvements sociaux au taux plein.
- Application du régime FIF aux portefeuilles : Au terme de l’exonération de 4 ans, tout portefeuille de valeurs mobilières étrangères excédant 50 000 NZD de coût d’achat subit une taxation annuelle forfaitaire théorique de 5 %.
- Succession et IFI non couverts par la convention : En l’absence d’accord bilatéral sur les successions et la fortune, le droit interne français s’applique intégralement aux actifs français sans compensation possible en Nouvelle-Zélande.
Le transfert de résidence fiscale requiert un ajustement précis de vos supports financiers français et internationaux pour préserver la performance de vos capitaux. Nos conseillers analysent votre situation globale afin d’établir un diagnostic d’allocation conforme à vos nouveaux objectifs transfrontaliers. Je réserve mon créneau !
Résidence fiscale en Nouvelle-Zélande : 183 jours, lieu de vie permanent et point de départ
Comment le droit néo-zélandais vous reconnaît résident fiscal
Trois règles distinctes fondent votre résidence fiscale néo-zélandaise. Votre statut remonte au premier des 183 jours comptés, parfois un séjour antérieur à votre installation. Le décompte ne suit ni l’année civile ni l’exercice fiscal local.
- 183 jours de présence physique sur une période quelconque de douze mois glissants suffisent à vous rendre résident.
- Un lieu de vie permanent conservé sur place vous y maintient quelle que soit la durée de votre absence, et cette appréciation l’emporte sur le compteur de jours.
- 325 jours d’absence sur douze mois sont nécessaires pour cesser d’être résident.
Une règle applicable depuis le 1er avril 2026 laisse certains visiteurs séjourner 275 jours ou moins sur dix-huit mois sans devenir résidents. Encore faut-il être imposé ailleurs, ne pas travailler pour un employeur néo-zélandais, ne rien vendre localement et ne percevoir aucune prestation familiale.
Rester domicilié en France sans le savoir
Votre départ ne vous fait pas sortir du droit fiscal français, dont les critères internes peuvent continuer de vous rattacher au territoire. Les critères qui déterminent votre résidence fiscale française ne dépendent pas de votre adresse postale.
La convention fiscale France-Nouvelle-Zélande : qui impose quoi
La grille de répartition, revenu par revenu
La France et la Nouvelle-Zélande sont liées par une convention du 30 novembre 1979, en vigueur depuis le 19 mars 1981 et actualisée par l’instrument multilatéral de l’OCDE. Elle ne porte que sur les impôts sur le revenu. Le seuil de 183 jours qu’elle pose pour les missions courtes n’est pas le test de résidence néo-zélandais : il conditionne la seule imposition d’un salaire.
| Revenu concerné | Ce que prévoit la convention |
|---|---|
| Loyers d’un immeuble françaisart. 6 | Imposables en France, État de situation du bien |
| Dividendes de source françaiseart. 10 | Retenue française plafonnée à 15 % du montant brut |
| Intérêts de source françaiseart. 11 | Retenue française plafonnée à 10 % du montant brut |
| Redevances de source françaiseart. 12 | Retenue française plafonnée à 10 % du montant brut |
| Plus-value immobilière, directe ou via société à prépondérance immobilièreart. 13 | Imposable en France, les autres biens relevant de l’État de résidence sauf participation substantielle |
| Plus-value sur une participation substantielle dans une société françaiseart. 13 et protocole | Imposable en France dès 25 % des bénéfices sociaux, seul ou avec des personnes associées ou apparentées |
| Salairesart. 15 | Imposables au lieu d’exercice physique de l’emploi, sauf séjours de courte durée |
| Pension d’un emploi privé antérieurart. 18 §1 | Imposable en Nouvelle-Zélande, sauf régimes obligatoires |
| Pension versée par la sécurité socialeart. 18 §2 | Imposable dans le seul État payeur, donc en France |
| Pension de fonctionnaireart. 19 §2 | Imposable en France, sous une réserve de nationalité |
| Élimination de la double impositionart. 23 | Crédit néo-zélandais égal à l’impôt français, dans les limites du droit interne local |
Éliminer la double imposition, et les deux silences du texte
La convention organise l’élimination de la double imposition sans promettre une neutralisation intégrale. Une fois votre fenêtre de nouvel arrivant refermée, la Nouvelle-Zélande impose votre revenu mondial et impute l’impôt français que la convention autorise. Le texte ne dit rien de la fortune, des successions ni des donations.
Peut-on être résident fiscal de France et de Nouvelle-Zélande la même année ?
Oui. La France peut vous regarder comme domicilié chez elle l’année du départ, pendant que la Nouvelle-Zélande vous compte déjà parmi ses résidents. La convention désigne alors un seul État de résidence, mais elle n’intervient qu’après les deux droits internes.
Vos revenus de source française restent imposables en France : loyers, dividendes, plus-values
Loyers et plus-value immobilière : l’immeuble français ne suit pas votre départ
La convention attribue les revenus immobiliers à l’État de situation du bien, et vos loyers français restent donc imposables en France, au barème. S’y applique le taux minimum du non-résident, fixé à 20 % sous 29 579 euros de revenu net imposable pour les revenus de 2025, puis à 30 % au-delà. L’option pour le taux moyen calculé sur vos revenus mondiaux peut le ramener plus bas, à condition de justifier de l’ensemble de ces revenus.
À la revente, la plus-value supporte 19 % d’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Au-delà de 50 000 euros de plus-value nette, une surtaxe de 2 à 6 % s’y ajoute. Les abattements pour durée de détention effacent l’impôt au bout de vingt-deux ans et les prélèvements au bout de trente, décalage que détaille la fiscalité de l’immobilier français détenu depuis l’étranger.
Chez un non-résident, seul l’immobilier français entre dans le champ des prélèvements sociaux, dont le détail des prélèvements sociaux dus par un non-résident donne la mécanique complète.
- 17,2 % sur la location nue comme sur la plus-value immobilière.
- 18,6 % sur la location meublée à titre non professionnel, depuis les revenus de 2025.
- 7,5 % en cas d’affiliation à un régime de sécurité sociale de l’Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni, hors de portée avec une affiliation néo-zélandaise.
Elle suppose enfin une condition de nationalité, acquise pour un Français, et une cession dans les dix ans du départ. Ce délai tombe si le logement est resté à votre libre disposition depuis le 1er janvier de l’année précédant la vente.
Bon à savoir : deux exonérations distinctes peuvent effacer la plus-value de votre logement français. L’ancienne résidence principale doit être vendue au plus tard le 31 décembre de l’année suivant votre départ, sans avoir été louée ni prêtée entre-temps. L’exonération plafonnée à 150 000 euros de plus-value nette suppose deux ans de domiciliation continue en France, à un moment quelconque avant la vente.
Dividendes à 12,8 %, intérêts et redevances : un plafond qui ne mord pas
Vos dividendes de source française supportent 12,8 %, quand la convention plafonne la retenue française à 15 % du montant brut. Ce plafond dépasse le taux interne d’une personne physique, et c’est donc le taux français qui joue. Aucun prélèvement social ne s’y ajoute, un non-résident n’en supportant aucun sur ses revenus mobiliers. Pour vos intérêts et vos redevances, la convention retient un plafond de 10 %, qui borne ce que la France peut prélever sans fixer ce que vous devez. Seul son droit interne le détermine.
Retraite en Nouvelle-Zélande : votre pension française est-elle imposée en France ?
Retraite de base : imposable en France
Votre retraite de base française reste imposable en France, pendant l’exemption de nouvel arrivant comme après. La convention réserve à l’État payeur les pensions versées en application de sa législation sur la sécurité sociale, sans partage avec l’État de résidence.
Votre caisse retranche d’abord 10 % de votre pension, puis prélève une retenue par tranches. Elle est nulle jusqu’à 17 122 euros et de 12 % jusqu’à 49 667 euros pour les revenus de 2025. Ces deux tranches éteignent l’impôt, et seule la fraction supérieure rejoint le barème et le taux minimum. La coupure passe à l’intérieur de votre relevé de carrière, et ce qui distingue la retraite de base de la retraite complémentaire ne suffit pas à la tracer.
Pension privée et pension de fonctionnaire, deux règles opposées
La pension d’un ancien employeur privé suit l’autre logique de l’article 18. Il s’agit d’une retraite d’entreprise facultative, pas de vos points de cadre ou de non-cadre. Elle est imposable dans votre État de résidence, donc en Nouvelle-Zélande, où elle rejoint votre revenu mondial au barème local. Un ancien agent public reste imposable en France, sa pension suivant la règle de l’État qui la verse, sous une réserve de nationalité.
Vos régimes complémentaires obligatoires suivent la retraite de base, l’administration française les rangeant parmi les régimes de sécurité sociale. Votre pension de cadre ou de non-cadre reste donc imposable en France. La durée pendant laquelle un retraité peut résider hors de France relève d’autres règles que celles de l’impôt.
Barème de l’impôt sur le revenu néo-zélandais et exonération des nouveaux arrivants
Le barème en vigueur, sans tranche à taux nul
Le barème néo-zélandais applicable depuis le 1er avril 2025 compte cinq tranches, de 10,5 % à 39 %, et votre premier dollar y est imposé. Une fois la fenêtre des nouveaux arrivants refermée, vous y déclarez votre revenu mondial, salaire local et revenus étrangers confondus. L’année fiscale locale court du 1er avril au 31 mars, et la taxe sur les biens et services atteint 15 %.
| Revenu annuel imposable (dollars néo-zélandais) | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 15 600 | 10,5 % |
| De 15 601 à 53 500 | 17,5 % |
| De 53 501 à 78 100 | 30 % |
| De 78 101 à 180 000 | 33 % |
| Au-delà de 180 000 | 39 % |
Quatre ans d’exonération, et l’arbitrage avec les prestations familiales
Un nouvel arrivant échappe environ quatre ans à l’impôt néo-zélandais sur l’essentiel de ses revenus étrangers, intérêts, dividendes, loyers et revenu du régime des fonds d’investissement étrangers. Le décompte démarre le jour où vous devenez résident fiscal, au besoin rétroactivement. Il s’achève quatre ans après la fin du mois où vous avez réellement franchi les 183 jours ou établi votre lieu de vie permanent.
- L’accès suppose de n’avoir été résident fiscal néo-zélandais à aucun moment des dix années précédentes, et l’exemption ne s’obtient qu’une fois dans une vie.
- Ce que vous tirez à l’étranger d’un emploi ou de la fourniture de services personnels en reste exclu, imposable dès votre premier jour de résidence.
- Seul l’impôt néo-zélandais est en cause, vos revenus français restant imposés en France.
Les crédits d’impôt familiaux néo-zélandais et l’exemption temporaire ne se cumulent pas au sein d’un même foyer. La demande de votre conjoint produit le même effet que la vôtre. En demander le bénéfice met fin à l’exemption, sans retour possible.
Bon à savoir : L’exemption s’achève à la fin d’un mois, pas à votre date anniversaire. Sur un exercice clos au 31 mars, ces quelques semaines de décalage suffisent à faire basculer une cession de titres d’une année fiscale à l’autre.
Quel est le taux d’imposition des non-résidents en Nouvelle-Zélande ?
Un non-résident n’est imposable en Nouvelle-Zélande qu’à raison de ses revenus de source locale. Un salaire ou un loyer néo-zélandais suit le barème des personnes physiques, de 10,5 % à 39 %. Vos intérêts, dividendes et redevances locaux en sortent et supportent une retenue à la source propre aux non-résidents. La convention en plafonne le taux, et aucune déclaration ne vous est demandée si elle a été correctement prélevée et que vous ne percevez rien d’autre sur place.
Le régime FIF : quand la Nouvelle-Zélande impose un portefeuille resté en France
Dès 50 000 dollars néo-zélandais, 5 % de la valeur d’ouverture ou la performance réelle
Une fois résident, vous basculez dans le régime des fonds d’investissement étrangers, le FIF, dès que le prix d’acquisition de vos participations étrangères atteint 50 000 dollars néo-zélandais. Le seuil retient le prix payé, et une baisse de cours ne vous fait pas sortir du régime.
Le champ du régime englobe les sociétés étrangères, les fonds étrangers constitués en unit trusts et l’assureur au titre d’une police d’assurance-vie étrangère. Un régime de retraite étranger n’y entre que s’il a été souscrit alors que vous étiez déjà résident, les autres relevant de règles propres depuis 2014. Vos comptes bancaires et vos créances en sortent également. Plusieurs méthodes de calcul coexistent, mais une seule s’applique à toutes vos participations inférieures à 10 %.
La méthode par défaut, dite du fair dividend rate, vous prête un revenu de 5 % de la valeur d’ouverture de votre portefeuille d’actions étrangères au 1er avril. Peu importe que vous ayez touché un dividende ou non. Une personne physique peut lui préférer la valeur comparative, pour tout son portefeuille, l’imposition portant alors sur le plus faible des deux montants.
Le pays ne lève pas d’impôt général sur les plus-values, alors qu’il vous impose en cours de détention une performance non encaissée. Une exception ciblée subsiste, et elle ne s’arrête pas aux frontières. Depuis juillet 2024, un logement revendu dans les deux ans de son acquisition entre dans le revenu imposable, hors résidence principale, qu’il soit néo-zélandais ou français. D’autres règles frappent par ailleurs les achats menés avec une intention de revente.
La date d’entrée dans le régime est connue dès votre arrivée
Le revenu du régime figure parmi les revenus étrangers exemptés de la fenêtre des nouveaux arrivants. Votre portefeuille resté en France bascule dans le régime le lendemain de sa fin. La fenêtre est le moment où réorganiser un portefeuille ne coûte rien localement.
Une méthode en vigueur depuis le 30 mars 2026 vise certains résidents arrivés après le 1er avril 2024. Elle limite leur imposition à 70 % des plus-values de cession d’actions étrangères non cotées, augmentées des dividendes perçus.
Le budget présenté le 28 mai 2026 propose d’aller plus loin. Il ouvrirait cette méthode à l’ensemble des résidents pour leurs actions étrangères non cotées et porterait le seuil d’entrée de 50 000 à 100 000 dollars néo-zélandais. Ces mesures restent non adoptées, et votre seuil demeure 50 000 dollars.
Et votre contrat d’assurance-vie français ?
La catégorie des polices d’assurance-vie étrangères figure dans le champ du régime, par l’assureur qui les émet. L’application à un contrat français multisupport, ses conditions et sa méthode de calcul ne sont pas établies. L’extension de la valeur comparative à un tel contrat ne l’est pas davantage.
Un séjour en PVT compte-t-il dans les quatre ans d’exonération des nouveaux arrivants ?
Un précédent séjour sous visa vacances-travail ferme l’accès à l’exemption s’il vous a rendu résident fiscal dans les dix années qui précèdent. La date à vérifier est celle de votre résidence fiscale, pas celle de votre visa. Votre portefeuille français entre alors dans le régime FIF dès la première année.
Fortune et succession : rien à payer en Nouvelle-Zélande, tout à régler en France
L’IFI, que la convention ne vient pas aménager
Aucun article de la convention ne traite de la fortune, si bien que l’impôt sur la fortune immobilière relève du seul droit interne français. Il vous concerne si la valeur nette de votre immobilier non professionnel franchit 1 300 000 euros au 1er janvier 2026, seuil que reprend l’impôt sur la fortune immobilière lorsque l’on vit hors de France.
Vous n’êtes imposable que sur vos biens et droits immobiliers français, détenus en direct ou par société interposée, ainsi que sur la fraction immobilière française logée dans vos unités de compte, après les exclusions propres à cet impôt. En face, le droit néo-zélandais n’impose pas la fortune nette.
Aucun droit de succession en Nouvelle-Zélande, et pourtant rien à déduire en France
Aucune convention fiscale ne lie la France et la Nouvelle-Zélande en matière de successions ou de donations. L’inventaire officiel n’y recense que deux textes, consacrés aux impôts sur le revenu. Votre transmission relève donc du seul droit interne de chaque État.
Côté français, les droits de mutation frappent tous les biens situés en France, que le défunt, le donateur ou l’héritier y réside ou non. Ils s’étendent aux biens situés hors de France dès lors que l’héritier est domicilié en France au jour du décès et l’a été au moins six des dix années précédentes, condition appréciée héritier par héritier. Un défunt ou un donateur encore domicilié en France transmet, lui, son patrimoine mondial.
Le droit néo-zélandais ne connaît plus de droits de succession depuis 1992, ni de droits de donation depuis le 1er octobre 2011. L’imputation d’un impôt étranger suppose un impôt effectivement acquitté, et rien ne vient donc réduire la note française. Les structures étrangères de détention et leur traitement fiscal n’effacent pas ces règles de rattachement.
Quitter la France pour la Nouvelle-Zélande : exit tax, déclarations et retour
L’exit tax et le sursis de paiement automatique
L’exit tax s’adresse à qui a été domicilié fiscalement en France six années au moins sur les dix qui précèdent son départ. Il faut aussi détenir à cette date plus de 800 000 euros de titres, ou une participation d’au moins la moitié des bénéfices sociaux d’une société, l’un ou l’autre suffisant.
L’éloignement géographique ne joue aucun rôle, puisque la Nouvelle-Zélande figure sur la liste officielle des États ouvrant droit au sursis de paiement automatique, pour les départs intervenus depuis le 1er janvier 2025. Le sursis vous est acquis de plein droit, sans garantie à constituer ni représentant fiscal à désigner, et le fonctionnement de l’exit tax et de son sursis de paiement se prépare avant le déménagement.
Déclarations, calendriers décalés et sortie de résidence
L’année du départ, une déclaration couvre votre période de résidence et une seconde vos revenus français encaissés ensuite. Déclarer ses comptes ouverts hors de France n’incombe qu’aux personnes qui y sont fiscalement domiciliées, et vos comptes néo-zélandais sortent de ce champ une fois votre domicile transféré. Vos obligations déclaratives locales sont en revanche autonomes, et le régime FIF les alourdit.
L’année civile française et l’exercice néo-zélandais ne se recouvrent jamais, et une même opération y relève d’échéances différentes. Cesser d’être résident vous fait sortir du régime FIF pour l’avenir, la méthode entrée en vigueur en 2026 prévoyant toutefois ses propres règles de sortie. Si vous conservez un logement sur place et le cédez dans les deux ans de son acquisition, sa vente supporte une retenue à la source. Elle vise les vendeurs sans visa de résident, ou absents depuis un an, et vaut avance sur l’impôt dû.
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Les questions les plus posées :
Vous pouvez conserver votre Livret A et votre LDDS après le départ, mais vous devez obligatoirement clôturer votre Livret d’Épargne Populaire (LEP). Bien qu’exonérés d’impôt en France, les intérêts générés par le Livret A et le LDDS deviendront imposables en Nouvelle-Zélande une fois passée votre période d’exemption de 4 ans.
Le transfert de résidence fiscale n’entraîne plus la clôture automatique du PEA, sauf en cas de départ vers un État non coopératif. En revanche, si la France n’impose pas les arbitrages internes, l’administration néo-zélandaise intégrera la valeur des titres détenus dans le PEA au sein du régime FIF après vos 4 ans d’exemption.
L’IRD considère par principe que l’achat de crypto-actifs est réalisé dans une intention de revente spéculative. Les gains nets réalisés lors des conversions ou des cessions sont donc assimilés à des revenus ordinaires et taxés selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, de 10,5 % à 39 %.